Je n’avais aucune formation quand j’ai commencé. Ni chimiste, ni artisan de métier — juste un père qui cherchait une solution pour son fils.
Sa peau était fragile, et rien de ce qu’on trouvait dans le commerce ne lui convenait vraiment. Alors j’ai commencé à me renseigner : des livres, des heures passées sur internet, beaucoup d’essais, beaucoup d’échecs aussi. Personne ne m’a transmis la saponification — je l’ai apprise seul, à force de recommencer.
Je n’ai jamais cherché à faire un savon économique. Je voulais un savon qui fonctionne vraiment, sans compromis sur les ingrédients ni sur le prix de revient. Le résultat coûte plus cher à produire qu’un savon industriel. Mais il fait ce qu’il doit faire.
Le vrai déclic
Au départ, je fabriquais pour ma famille, sans penser à en faire un métier. C’est venu progressivement, après plusieurs mois : les retours autour de moi étaient là, francs, répétés. Des proches, puis des proches de proches, qui me redemandaient du savon, qui me disaient que leur peau allait mieux. À un moment, il a fallu se rendre à l’évidence : ce que j’avais développé pour un seul enfant pouvait aider bien d’autres personnes.
Deux ans avant d’être satisfait
Il m’a fallu deux ans de recherche avant d’arriver à des formules dont j’étais vraiment fier. Je ne savais pas, avant de m’y mettre, à quel point fabriquer un bon savon demande de rigueur. Chaque huile, chaque dosage, chaque étape a été testée, ratée, ajustée, retestée.
Aujourd’hui, I LAVE YOU, c’est ça : des formules pensées d’abord pour une peau qui en avait vraiment besoin, fabriquées à la main, en Touraine, avec la même exigence qu’au premier jour.
Jérémie
